RÚglement intérieur IBKAF
RÚgles et usages (rÚglement intérieur) IBKAF
Art. 1: Champ d’application
Le preÌsent reÌglement fixe les reÌgles et usages en vigueur dans le cadre de l’association INTERNATIONAL BUNKA KARATE-DO FEDERATION and ASIAN MARTIAL ARTS (IBKAF), tant dans lâenceinte des locaux abritant les activiteÌs, que lors de toutes les manifestations ou situations extra-muros dans lesquelles, directement ou indirectement, la dite association est impliqueÌe.
Le preÌsent reÌglement, preÌsenteÌ par le PreÌsident de l’association, a eÌteÌ eÌtabli par le ComiteÌ Directeur (CD-IBK), sur avis des organes et instances repreÌsentatifs (DT-IBK, CT-IBK, CE-IBK, CS-IBK, voir statuts) et peut eÌtre reÌviseÌ en tout temps par celui-ci. Il a eÌteÌ approuveÌ par l’AssembleÌe GeÌneÌrale (qui devra, si besoin, approuver les modificatifs eÌventuels) et sâapplique aÌ tous les membres, tels que deÌfinis par les statuts, et aÌ leurs repreÌsentants leÌgaux .
Art. 2: Vocation de lâIBKAF
LâIBKAF a pour vocation de diffuser un exercice du âKARATEâ et des disciplines repreÌsenteÌes en son sein (voir statuts) comme ART MARTIAL, selon l’orientation qu’en donne le âDOâ (MISHI), ainsi que, sous cet eÌclairage, d’en entraiÌner, d’en transmettre leurs composantes speÌcifiques en matieÌre de GIHO et de SHINPO, d’oeuvrer aÌ leur peÌrenniteÌ, leur deÌveloppement, d’en favoriser l’enrichissement et actualisation-adaptation socio-culturelle, et de faire eÌmerger et deÌfendre les CULTURES et TRADITIONS MARTIALES l’inspirant. L’IBKAF geÌneÌre ainsi une alternative de pratique au regard des meÌdiatiques deÌfinitions sportives du âKARATEâ et autres disciplines adheÌrant aÌ l’association, et diverses compeÌtitions et mythes les accompagnant.
Son objet , comme ci- apreÌs deÌtailleÌ, est donc :
â la conservation et la transmission des «savoirs» et contenus GI-HO et SHIN-PO, attacheÌs au KARATE-DO et aÌ ces ARTS (qui, soit en incarnent l’origine, soit en sont issus) aÌ composantes techniques et eÌthiques, lieÌs tant aux TRADITIONS socio-culturelles et Martiales sino-okinawaiÌennes, au DO en geÌneÌral, propre aÌ la CULTURE nippone, et aux valeurs humanistes qui s’y ajoutent .
â une contribution deÌtermineÌe , active, et concreÌte aÌ la peÌrenniteÌ de ces heÌritages, tant quant au fond qu’aÌ la forme .
â la recherche historique et prospective (y compris sur les plans techniques, intellectuels et peÌdagogiques) afin, soit de retrouver et reÌ-expeÌrimenter les contenus, soit de compleÌter – actualiser et faire eÌvoluer les pratiques y affeÌrent, sans en modifier ni l’essence ni les valeurs et composantes originelles .
â Le rassemblement des diverses eÌcoles (RYU) se recommandant du KARATE-DO et des ARTS MARTIAUX ASIATIQUES qui se retrouvent dans les buts et orientations de l’association, tels qu’exprimeÌs dans les statuts , dans le preÌsent reÌglement (et autres textes les preÌcisant) et ce aÌ des fins d’eÌchanges et d’enrichissement mutuel .
â une pratique eÌclaireÌe, encadreÌe, et orienteÌe par les formations et enseignements s’y rapportant.
â un respect aÌ la fois des principes et systeÌmes hieÌrarchies, des codes moraux, de l’eÌtiquette (REIHO) et des meÌthodes d’apprentissage et de transmission (KATA + principe MITORI KEIKO/KEIGO) qui y preÌsident, mais aussi des preÌceptes et principes eÌdicteÌs par les MaiÌtres fondateurs des courants, styles, eÌcoles, RYU (voir art. 3 ). L ‘IBKAF, de part son appellation et ses objectifs annonceÌs, s’identifie en prioriteÌ aÌ la notion de SHIN du triptyque fondateur « SHIN, GI, TAIâ*, preÌsidant aux Arts martiaux japonais depuis l’eÌre MEIJI et aÌ celui essentiel et preÌsent dans ces Arts deÌs leurs origines sino-okinawaiÌennes, inteÌgrant dans un meÌme ensemble et de façon indissociable: Techniques de protection de l’inteÌgriteÌ des biens et des personnes GOSHIN (eÌlargies), Principes de SanteÌ KENKO et Composantes socio culturelles BUNKA .
RAPPEL du preÌambule des statuts: preÌcisions et deÌfinitions :
BUNKA: culture, environnement culturel eÌtendu, et pratiques s’y reÌfeÌrant ou en reÌsultant.
SHIN (KOKORO): l’esprit, le mental, le coeur, l’aÌme, la vertu, la penseÌe…. etc. et autres donneÌes proceÌdant de la Culture martiale et par extension de la philosophie , de l’attitude, du comportement socio- culturel, et des codes moraux encadrant la pratique de l’Art Martial / et par extension, SHIN PO : l’heÌritage en matieÌre de SHIN.
GI: la technique (dont la respiration et le controÌle de l’eÌnergie font partie) et son exercice permanent ../ et par extension , GI HO: l’heÌritage, le bagage, la panoplie technique eÌvolutive.
TAI: le corps, le physique et par extension son entretien aÌ des fins aÌ la fois de performances (utilisation optimale et adapteÌe) et de santeÌ (KENKO).
DO: voie de la recherche de l’excellence et de l’accomplissement personnel.
TRADITION deÌsigne la transmission continue et fideÌle d’un contenu (tenant tant aÌ la forme qu’au fond) aÌ travers l’histoire depuis un, ou des eÌveÌnements fondateurs, voire un passeÌ immeÌmorial (en latin traditio, âacte de transmettreâ) vient du verbe tradere, âfaire passer aÌ un autre, livrer, remettreâ). Cela fait appel aÌ une meÌmoire et un projet, un contenu en rapport avec la conscience collective d’un groupe …un souvenir de ce qui a eÌteÌ, avec le devoir de le transmettre de façon intelligible, et de l’enrichir sans en trahir ni l’esprit, ni les raisons de son existence, ni ses fonctions.
Nota: C’est une manieÌre d’heÌritage preÌcieux, mais vivant, non figeÌ, ni steÌrile… Pas plus qu’on ne peut accepter d’eÌleÌments creÌeÌs âex-nihiloâ, sans fondements reÌels, et niant ou ne faisant pas cas de ce qui fut, on ne peut pas plus assimiler nos pratiques aÌ une suffisante et satisfaisante collecte d’antiquiteÌs, de coutumes ou d’ habitudes quasi folkloriques…
Art. 3 : Principes eÌthiques
L’INTERNATIONAL BUNKA KARATE-DO FEDERATION and ASIAN MARTIAL ARTS (IBKAF) est assimilable aÌ un Dojo virtuel (âLe Lieu de la Voie, de la QueÌte de soiâ), aÌ un âespaceâ pluridimensionnel consacreÌ aÌ l’initiation, l’apprentissage, la pratique, lâenseignement, l’expeÌrimentation et aÌ la recherche dans la Voie du KARATE-DO et des ARTS et de la culture martiale.
A ce titre, la vie et les activiteÌs deÌclineÌes sous son eÌgide sont reÌgleÌes par des principes (morale, valeurs, vertu, recherche de l’excellence), des reÌgles et des codes* issus des formes et des traditions successives ayant preÌsideÌ aÌ l’eÌlaboration de l’ART D’OKINAWA et du KARATE-DO (TI, TODE, KARATE) deÌs leurs composantes d’ origine (DIVERS QUAN FA, TAICHI CHUAN, WU SHU, JIGEN RYU de SATSUMA) de formes deÌriveÌes (divers RYU nippons), et de disciplines compleÌmentaires ou ayant contribueÌ aÌ ses contenus actuels (GOSHIN JUTSU, KOBUDO, et quelques BU-NIN-JUTSU particuliers).
*: preÌceptes et reÌgles eÌcrites et eÌditeÌes (souvent sur des Makemono / rouleaux calligraphieÌs) par les maiÌtres fondateurs ou reconnus comme tels (ex.: les maiÌtres SAKUGAWA, MATSUMURA, ITOSU, HIGAONNA, FUNAKOSHI, MABUNI…) ou autres maiÌtres asiatiques initiateurs de disciplines ou Arts accepteÌs et confirmeÌs.
Avec pour postulat : le âGI HOâ ne va pas sans le âSHIN POâ.
Les relations entre les membres sont structureÌes par les rapports dus aux niveaux de compeÌtence des pratiquants (et les droits et devoirs les impliquant ), aÌ lâancienneteÌ et aÌ lâaÌge. En sont issues de fait des reÌgles de courtoisie, de respect et lâeÌtiquette toutefois adapteÌes au contexte europeÌen et aÌ notre temps.
En deÌcoulent un enseignement et des pratiques du KARATE-DO contenant de manieÌre indissociable et speÌcifique des principes, des techniques, des formes, un esprit, une philosophie, une queÌte de soi et de deÌveloppement personnel, une eÌthique et des attitudes et modeÌles socio-culturels constituant une VERITABLE CULTURE.
Nota: toute deÌrive ou entorse ou non-respect de ces principes pourra entraiÌner des sanctions (allant jusqu’aÌ l’exclusion) par les instances accreÌditeÌes, via le comiteÌ d’eÌthique et le conseil des sages.
Art. 4 : Cadre leÌgal
1. – LâIBKAF, en conformiteÌ avec ses statuts, outre ses propres reÌglements, respecte en reÌgle geÌneÌrale et pour tout ou partie (sauf contradictions essentielles) les reÌglements speÌcifiques eÌdicteÌs par les organes (eÌcoles, groupes, feÌdeÌrations, associations etc.) avec lesquels elle entretiendrait des rapports privileÌgieÌs, collaborerait, s’accorderait, voire contracterait sur des points particuliers .
2. – RAPPEL IMPORTANT: Le droit Suisse est applicable aÌ tous les points non reÌgis par le preÌsent reÌglement. Le for juridique est dans le canton de GeneÌve.
Art. 5 : Obligations et responsabiliteÌs des membres et pratiquants
1. – Les membres actifs (Clubs, Dojos) sont tenus de reÌgler annuellement leurs inscriptions et les cotisations de leurs adheÌrents et d’en fournir la liste (membres inscrits) dans les deÌlais impartis par leur contrat dâinscription.
2. – Par laÌ-meÌme, ils attestent de leur adheÌsion aux statuts et divers reÌglements* reÌgissant lâIBKAF et s’engagent aÌ les adopter dans leur pratique sans que rien ne puisse y porter atteinte ou preÌjudice .
*lesquels doivent leur eÌtre communiqueÌs pour approbation signeÌe valant engagement.
3. – LâacceÌs aux activiteÌs de l’IBKAF peut eÌtre refuseÌ aux membres actifs (Clubs, dojos) et aÌ leurs âeÌleÌves-adheÌrentsâ (membres inscrits) ne s’eÌtant pas acquitteÌs de ces formaliteÌs.
4. – Tous les membres actifs et leurs âeÌleÌves-adheÌrentsâ, membres inscrits, peuvent exiger une attestation (passeport ou carte ou document informatique) duÌment remplie attestant de ces inscriptions aupreÌs des structures de tutelle.
5. – Les membres actifs et leurs âeÌleÌves-adheÌrentsâ, membres inscrits entreprendront les deÌmarches personnelles pour disposer de certificats meÌdicaux aÌ jour, attestant de leur capaciteÌ aÌ pratiquer selon les meÌthodes en vigueur au sein de lâIBKAF.
6. – Les membres actifs et leurs âeÌleÌves-adheÌrentsâ sont tenus de sâassurer de manieÌre adeÌquate contre les risques inheÌrents aÌ la pratique du KARATE-DO, selon les meÌthodes proÌneÌes par l’association, tant lors d’entraiÌnements dirigeÌs, de stages ou de toutes autres activiteÌs annexes ou deÌriveÌes.
7. – La responsabiliteÌ civile personnelle de tout membre actif et de leurs âeÌleÌves- adheÌrentsâ est engageÌe lors des activiteÌs effectueÌes dans le cadre de l’IBKAF notamment lors d’improbables accidents entraiÌnant des leÌsions corporelles.
8. Les membres actifs (Clubs-Dojos) reÌpondent aÌ titre de personne morale des eÌventuels deÌgaÌts occasionneÌs aux installations abritant les activiteÌs de lâIBKAF ou autres troubles occasionneÌs par leurs adheÌrents, membres Inscrits .
Art. 6 : Respect et courtoisie
1. – Tous les membres (dont les membres actifs et leurs âeÌleÌves-adheÌrentsâ) de l’IBKAF, se comportent avec respect aÌ l’eÌgard des traditions en vigueur, issues de lâeÌtiquette REIHO (propre au KARATE-DO et ARTS MARTIAUX ASIATIQUES et aÌ leur CULTURE. Ils contribuent, par leur comportement, aÌ preÌserver l’image de leur ART.
2. – Le respect des diverses hieÌrarchies en vigueur dans nos ARTS est exigeÌ, quâelles proceÌdent des divers systeÌmes KYUDAN, DANSHA, SHOGO, DEN, DESHI, etc.
3. – Pour autant ces hieÌrarchies impliquent devoirs, entraide, service, altruisme plus que âpouvoirs excessifsâ autoritarisme et privileÌges , ce qui conditionne les alineÌas qui suivent.
4. – Tous les membres de lâIBKAF sont tenus de se teÌmoigner du respect et d’adopter une conduite courtoise les uns envers les autres.
5. – Lâusage veut que le respect, la modestie et l’humiliteÌ preÌvalent entre les membres, selon les reÌgles droits, devoirs et traditions, en vigueur dans les rapports SENSEI (MaiÌtres reconnus et expeÌrimenteÌs) SEMPAI (eÌleÌves anciens au parcours et attesteÌ, plus complet que le noÌtre, qui a fait ce parcours avant nous), DOHAI (qui a fait le meÌme parcours que nous et en meÌme temps que nous), KOHAI (eÌtudiants novices en cours d’initiation et eÌleÌves en phase d’apprentissage) et selon les sacro-saints principes que : âon est toujours le KOHAI de quelqu’unâ.
6. – Le respect de lâautre, en geÌneÌral, sâapplique tant aux rapports personnels avec autrui au quotidien, quâaux relations lors des manifestations diverses de la feÌdeÌration. Il sâexprime eÌgalement dans lâattention porteÌe aÌ lâinteÌgriteÌ physique et psychique de lâautre. Le KARATE-DO doit concourir aÌ la promotion des ideÌaux de fraterniteÌ et dâentraide.
7. – Les divers membres de l’IBKAF se soucient de porter, en tout temps et tout lieu, une image digne et honorable des Arts martiaux, du KarateÌ DO, de leur eÌcole (RyuÌ) de leurs maiÌtres, de leurs enseignants et de leurs camarades d’entraiÌnements.
8. – Le silence, l’attention et la concentration sont les reÌgle durant les entraiÌnements et stages. Lors de travail deux aÌ deux, ou en groupe, les conversations se font aÌ voix mesureÌe afin de minimiser les geÌnes occasionneÌes. Le vocabulaire utiliseÌ et le ton utiliseÌ se doivent d’honorer notre ART, les traditions du KARATE-DO et l’INTERNATIONAL BUNKA KARATE-DO FEDERATION and ASIAN MARTIAL ARTS (IBKAF) et d’incarner sa composante CULTURELLE et aÌ sa âNOBLESSEâ.
9. – Les attitudes et reÌgles ci-avant deÌcrites (et autres de bienseÌance) se doivent d’eÌtre respecteÌes par les membres statutaires de l’IBKAF (y compris sans exception aucune, par tous les membres inscrits) tant au sein de l’association que dans tout espace et contexte public et pendant ou hors des manifestations organiseÌes par l’INTERNATIONAL BUNKA KARATE-DO FEDERATION and ASIAN MARTIAL ARTS. Toute entorse aÌ ces lignes de conduite ou deÌrive pourra eÌtre sanctionneÌe (en proportion du preÌjudice creÌeÌ) par les Instances internes de l’association, qui selon l’importance en rendront compte aÌ l’AssembleÌe geÌneÌrale, apreÌs en avoir informeÌ officiellement le membre actif (Club / Dojo) concerneÌ et pourra se retourner contre ce dernier qui agira aupreÌs de son âeÌleÌve-adheÌrentâ.
Art. 7: Tenue
1. – Les membres actifs et leurs âeÌleÌves- adheÌrentsâ (membres inscrits) se preÌsentent pour participer aux manifestations de l’INTERNATIONAL BUNKA KARATE-DO FEDERATION and ASIAN MARTIAL ARTS (IBKAF) dans une tenue vestimentaire deÌcente et correspondant aux activiteÌs en cours et Traditions les guidant .
2. – Seules les tenues propres aÌ l’exercice du Karate-Do (Karate-Gi) sont autoriseÌes sur les âtatamisâ. Elles doivent impeÌrativement eÌtre en bon eÌtat et propres. Seuls les eÌcussons et sigles identifiant les Clubs (Dojos) ou les eÌcole de reÌfeÌrence (ou groupements d’appartenance sont autoriseÌs.
3. – Les signes exteÌrieurs ostentatoires de toutes natures sont prohibeÌs. Sur demande particulieÌre aÌ caracteÌre religieux, le comiteÌ sera appeleÌ aÌ statuer, pour autant que la discreÌtion soit quoiqu’il en soit garantie, et que la liberteÌ de croyance des uns n’attente pas aÌ la liberteÌ de croyance des autres.
4. – Une attitude, un comportement et un langage preÌservant la pudeur de chacun (sexes, aÌges, cultures) sont de fait exigeÌs de tous.
Art. 8 : HygieÌne et seÌcuriteÌ (recommandations)
Avant de peÌneÌtrer dans les espaces d’eÌvolution, les pratiquants ainsi que les visiteurs se deÌchaussent et deÌposent leurs chaussures aux endroits reÌserveÌ aÌ cet effet.
Les pratiquants veillent particulieÌrement aÌ leur hygieÌne personnelle. A cet effet, mains et pieds sont laveÌs avant d’acceÌder aux espaces de travail, ongles des mains et des pieds sont coupeÌs court.
En cas de maladies transmissibles, ils prennent les mesures adeÌquates pour preÌvenir tous risques de contamination, au besoin en sâabstenant de participer aux exercices .
Pour des raisons dâhygieÌne et de seÌcuriteÌ, lâacceÌs des locaux d’eÌvolution sont interdit aux animaux, meÌme de compagnie. Chaque pratiquant est tenu de veiller, en tout temps, par un comportement adeÌquat, aÌ la seÌcuriteÌ de chacun. En cas dâincident, chacun est tenu dâapporter aide et assistance (information, soins, appel de secours par exemple).
Art. 9 : Interdictions et prohibitions
1. – Dans le cadre des activiteÌs de l’INTERNATIONAL BUNKA KARATE-DO FEDERATION and ASIAN MARTIAL ARTS (IBKAF), sont strictement prohibeÌes toutes les substances illicites telles que deÌcrites par les instances sportives internationales reÌgissant les disciplines pratiqueÌes, par le ComiteÌ International Olympique, et la loi en geÌneÌral.
2. – Sont aussi prohibeÌs, dans lâenceinte des locaux ou lieux de pratique, lâusage du tabac et de lâalcool.
3. – En dehors des locaux de ces lieux les mineurs sont soumis aux reÌgles leÌgales en la matieÌre et aux instructions de leurs parents.
4. – Lâusage, la possession, le commerce ou la promotion de toutes substances stupeÌfiantes, sous quelque forme que ce soit, sont strictement prohibeÌs dans le cadre de toutes les activiteÌs pouvant eÌtre lieÌes aÌ IBKAF, quelles que soient les leÌgalisations civiles et toleÌrances dues aÌ certains pays.
5. – Il est interdit dâintroduire des armes de quelque nature dans les peÌrimeÌtres concerneÌs par les activiteÌs de lâIBKAF.
Demeure reÌserveÌ le cas des armes traditionnelles lieÌes aÌ notre pratique du KARATE-DO et ART MARTIAUX ASIATIQUES. Leur introduction et usage doivent alors faire lâobjet dâune autorisation du Directoire Technique valideÌe par ComiteÌ (voire par les organisateurs de manifestations speÌcifiques) .
Art. 10: Discipline et sanctions
1.- Le ComiteÌ de l’INTERNATIONAL BUNKA KARATE-DO FEDERATION and ASIAN MARTIAL ARTS (IBKAF) veille aÌ lâapplication du preÌsent reÌglement, tant dans sa forme que dans son esprit.
2. – Il a toute autoriteÌ pour investiguer tout manquement, quelle que soit sa nature. A cet effet, le ComiteÌ Directeur (CD-IBK), et si besoin, le comite d’Etique (CE-IBK), voire le conseil des Sages (CS-IBK) peut entendre tout membre actif ou membre inscrit «eÌleÌve- adheÌrent» au sujet dâun probleÌme deÌcoulant de lâapplication du preÌsent reÌglement. Les membres inscrits «eÌleÌves- adheÌrents» mineurs sont entendus en preÌsence de leurs parents ou repreÌsentant leÌgaux.
3. ApreÌs avoir entendu les personnes mises en cause (qui peuvent eÌtre assisteÌes par leur enseignant ou responsable de groupe), conformeÌment au statuts de l’ IBKAF, instances ad-hoc analysent en preÌsence des les transgressions constateÌes et deÌcident des sanctions applicables ou autres mesures adapteÌes .
4.- Toutes les sanctions une fois prononceÌes sont notifieÌes par eÌcrit et motiveÌes. Elles sont alors sans appel.
5. Les sanctions ne peuvent pas eÌtre d’ordre financier. Elles vont de la suspension de la participation aÌ certaines manifestations organiseÌes par l’association pour une dureÌe deÌtermineÌe, aÌ lâexclusion deÌfinitive. LâIBKAF, se reÌserve si besoin un droit de deÌnonciation aupreÌs des autoriteÌs compeÌtentes.
Art. 11 : PreÌambule aÌ la notion d’eÌvaluation de niveau de compeÌtence
LâeÌvaluation de NIVEAU DE COMPETENCE et NIVEAU dans les principes et reÌgles eÌdicteÌes par l’association, est baseÌe sur un rapport mutuel de confiance et de respect entre les pratiquants de KARATE- DO et ARTS ASIATIQUES (membres personnes physiques et autres membres inscrits) et les Responsables techniques de l’ IBKAF. et les SENSEI (MaiÌtres, sachants, experts…) ou les SEMPAIS (anciens) de KARATE-DO et des RYU (eÌcoles et ARTS MARTIAUX concerneÌs.
Tout postulant se soumet aÌ une telle eÌvaluation de son propre chef, via son Club (Dojo) de reÌfeÌrence et apreÌs accord de ses SENSEI (MaiÌtres, guides). Il reconnaiÌt eÌtre en pleine connaissance des reÌglements y affeÌrent et s’engage aÌ le respecter.
Ces derniers composent une commission d’eÌvaluation de compeÌtence dont lâexpeÌrience, les savoirs et lâautoriteÌ sont reconnus par le postulant qui ainsi preÌsente et soumet ses acquis et connaissances aÌ ses pairs et accepte leur avis pour se positionner de façon relative, dans la hieÌrarchie des compeÌtences en vigueur dans l’ IBKAF par rapport aÌ ses condisciples.
Nota: de telles eÌvaluations et classifications existent dans tous les milieux culturels, conservatoires, opeÌra, danse, troupes diverses etc.
La dite commission a le devoir d’eÌvaluer le niveau requis , en conduisant une âseÌance-eÌchangeâ reÌveÌlant au mieux les compeÌtences reÌelles de celui qui en matieÌre de KARATE-DO et selon son RYU dâapreÌs un cadre-reÌfeÌrentiel, deÌnommeÌ reÌglement ( guide- canevas, adaptable selon divers criteÌres compleÌmentaires : aÌge, aptitudes naturelles, application, effort de progression, exemplariteÌ.. etc.) et en preÌservant lâesprit dâentraide et dâharmonie correspondant aÌ la notion de DO.
PreÌcisions: un reÌglement geÌneÌral et des reÌglements speÌcifiques deÌfinissant le processus de ces eÌvaluations et les preÌ-requis et contenus reÌfeÌrentiels et exigentiels y preÌsidant sera fourni par les instances techniques ad hoc (voir statuts). Il sera obligatoirement composeÌ de façon aÌ eÌvaluer le GI et le SHIN de chaque postulant aÌ eÌvaluation (par une prestation technique et un travail de meÌmoire adapteÌ au niveau de chacun).
Les titres et reconnaissance de niveau cumuleront, avec opportuniteÌ, les systeÌmes traditionnels et culturels KYUDAN et SHOGO (voir art. 11 bis).
Art. 11 bis : Evaluations de niveau de compeÌtence (reconnaissance, eÌquivalences etc.)
1.- Le Directoire Technique de lâIBKAF sur proposition de son rapporteurs -coordonnateur deÌsigneÌ , eÌdicte les principes d’eÌvaluation , les modaliteÌs de progression et les deÌfinitions des niveaux de compeÌtence en vigueur , lesquels seront applicables apreÌs consultation participative de la CTIB-K, preÌsentation au CD-IBK, et avis consultatif du CS-IBK (voir statuts).
2. – Un tableau reÌcapitulatif de ces progressions sera eÌtabli . Des eÌquivalences comparables aÌ des graduations et titres divers deÌcerneÌs en matieÌre de KARATE (DO) et ART MARTIAUX ASIATIQUES en geÌneÌral, par d’autres instances martiales (d’autres natures) peut eÌtre fourni aÌ titre indicatif .
3. – Y seront joints des reÌglements geÌneÌraux adapteÌs, eÌtablis par le DT-IBK, et la CT-IBK (speÌcifiques selon les RyuÌ et disciplines) deÌfinissent les conditions et contenus de ces eÌvaluations de compeÌtence.
4. – L’INTERNATIONAL BUNKA KARATE-DO FEDERATION and ASIAN MARTIAL ARTS (IBKAF) selon son objet, n’attribue aucun grade selon les deÌfinitions fournies par les instances sportives (voire olympiques) nationales, europeÌennes et mondiales officiellement reconnues et proteÌgeÌs par deÌleÌgation par les pouvoirs sportifs de tutelle (ministeÌre, jeunesse et sport etc.). Forte de sa DEFINITION CULTURELLE (fideÌle aux Traditions qu’elle respecte et selon ses statuts et reÌglements) elle s’honore d’EVALUER des NIVEAUX DE COMPETENCE âDAN-IBKâ et de deÌcerner et attester ces niveaux en fonction d’un tableau reÌcapitulatif des progressions y compris DANSHA qu’elle eÌtablit (voir Art.11.2). Cela permet aÌ chaque membre inscrit et pratiquant de KARATE-DO et ARTS MARTIAUX ASIATIQUES de se situer du point de vue compeÌtence (eÌtendue aÌ toutes les valeurs deÌfendue par l’association) au sein du groupe IBKAF ainsi constitueÌ.
5. – L’IBKAF ne deÌlivre aucun titre de professeur (ou d’autres titres et fonctions lieÌes aÌ des activiteÌs sportives). En revanche elle assorti les niveaux qu’elle reconnaiÌt, de licences d’enseignements SHOGO (selon le modeÌle eÌtabli par la DAI NIPPON BUTOKUKAI). Elle consideÌre que les niveaux successifs reconnus attestent au regard des RyuÌ des compeÌtences peÌdagogiques traditionnelles relatives aÌ la transmission des contenus âGIHO et SHINPOâ
6. – Le Directoire Technique constitue au cas par cas, les commissions d’eÌvaluation de compeÌtence . 7. – Les deÌcisions prises durant les eÌvaluations de compeÌtences sont sans appel.
8. – Des Niveaux estimeÌs comme âTreÌs supeÌrieursâ (MENKYO KAIDEN, DOCTORAT, etc.) peuvent eÌtre eÌvalueÌs et deÌcerneÌs selon des proceÌdures identiques, et si besoin avec le concours d’organismes ou de sachants, auxquels lâIBKAF pourrait faire appel, en leur reconnaissant autoriteÌ en la matieÌre.
9. – Les pratiquants , personnes physiques âmembres inscritsâ ne peuvent se preÌsenter aÌ des eÌvaluations de compeÌtences quâapreÌs demande eÌcrite transmise via les âmembres actifsâ (leurs Clubs-Dojo d’appartenance) au directoire technique (DT-IBK), et apreÌs accord de ce dernier formuleÌ via son coordonnateur.
10. – Les candidats aÌ l’eÌvaluation s’acquittent d’une taxe fixeÌe par lâIBKAF. Cette taxe (qui permet l’organisation de l’eÌvaluation et l’attribution des attestations de reÌsultat) varie en fonction des niveaux auxquels le candidat aspire.
11. – IMPORTANT: VALEUR OFFICIELLE DES NIVEAUX ATTESTES ET TITRES ou DISTINCTIONS OBTENUS: les niveaux DAN-IBKAF, titres DANSHA-IBK ou SHOGO-IBK et autres distinctions possibles deÌcerneÌs par l’IBKAF sont obtenus par eÌvaluation, relativement aÌ la hieÌrarchie en vigueur au sein de l’association. Se recommandant de CULTURE et traditions socio-culturelles aÌ caracteÌre martial, ils sont officiels. Reconnus en son sein ou au sein des groupes et organismes qui reconnaiÌtraient le bien fondeÌ des buts et objets de l’association et lui attribueraient dans ce champ d’action des mandats ou deÌleÌgations ou reconnaissances speÌcifiques, ils sont de fait uniques et opposables aux tiers. Nulle personne ou instance ne peut arguer d’ambiguiÌteÌ, de nulliteÌ, d’illeÌgaliteÌ ou de tromperie pour en contester la valeur, l’attribution ou le port.
Nota: Les DAN-IBK et autres titres IBK sont exclusifs aÌ l’IBKAF. Comme tous les grades et titres, quels qu’ils soient distribueÌs dans le monde dans tous domaines, et de tous temps, n’attestent jamais de valeur absolue. Ils ne sont attribueÌs que relativement aÌ des reÌglements et aÌ ceux qui les deÌcernent .
12. – LâIBKAF peut eÌgalement reconnaiÌtre des niveaux deÌcerneÌs par des organismes (RyĆ«, feÌdeÌrations, groupements, associations etc.* avec qui, eÌventuellement, soit elle entretient des partenariats, soit elle a engageÌ divers accords) ou leur attribuer des eÌquivalences. Dans tout autre cas, des graduations diverses en vigueur aÌ l’IBKAF ne peuvent eÌtre reconnues et attesteÌes par les instances IBKAF ad-hoc, qu’apreÌs que les postulants aient satisfait aÌ une homologation dont les reÌgles seront fournies par le Directoire Technique (DT-IBK) .
* Une liste de ces organismes, eÌtablie par le Directoire Technique (DT-IBK) et accord de la Commission Technique (CT-IBK), sera ulteÌrieurement preÌsenteÌe par le rapporteur -coordinateur au ComiteÌ Directeur (CD-IBK), qui la publiera de façon officielle.
Ce ReÌglement InteÌrieur a eÌteÌ approuveÌ par le ComiteÌ Directeur (CD-IBK) de l‘INTERNATIONAL BUNKA KARATE-DO FEDERATION and ASIAN MARTIAL ARTS (IBKAF) le 19 deÌcembre 2020 aÌ GeneÌve. Les dispositions du preÌsent reÌglement sont donc strictement applicables au sein de lâIBKAF et opposables aux tiers aÌ partir de cette date.
Pour le ComiteÌ Directeur CD-IBKF (IBKAF),
Le PreÌsident: Olivier DUPONT
Le SecreÌtaire GeÌneÌral: Pierre SIBILLE
Le TreÌsorier & SecreÌtaire Adjoint: Ronan LE DU
RĂšglement technique IBKAF
Â
REGLEMENT GENERALâš DES EVALUATIONS DE COMPETENCE
Préambule (rappel)
L’IBKAF est une fĂ©dĂ©ration internationale, Ă caractĂšre culturel, dĂ»ment dĂ©posĂ©e et reconnue comme telle par les autoritĂ©s suisses du canton de GenĂšve. Ses objectifs sont de permettre de se former Ă l’Art martial OkinawaĂŻen (okinawanais) originel (TI, TO-DE, TO-TE KARA-TE), et de l’exercer, par une approche, une conception et une transmission spĂ©cifiques, actualisĂ©e, et vivante, n’omettant ni d’y inclure une place relative Ă ses racines chinoises, ni de le prolonger et complĂ©ter par ses importants dĂ©veloppements japonais, empreints Ă la fois de «martialité» et du concept majeur et dĂ©terminant de âDOâ (VOIE de connaissance de soi, de dĂ©veloppement personnel, d’Ă©lĂ©vation psychique, de spiritualitĂ©).
Pour ce faire, l’IBKAF dĂ©clare et affirme que ces Arts Martiaux sont Ă la fois attachĂ©s Ă la culture propre aux pays qui les ont vu naĂźtre et progressivement se constituer, jusqu’Ă ce qu’on en connaĂźt aujourd’hui, et ont gĂ©nĂ©rĂ© Ă leur tour une culture spĂ©cifique rĂ©sultant de leur propre histoire et de leur pratique sĂ©culaire.
Outre cette culture âBUNKAâ et un respect de traditions socio-Ă©ducatives et comportementales (REISHIKI) y affĂ©rent, ils sont composĂ©s Ă la fois d’un efficient bagage technique âGI-HOâ, trĂšs complet et complexe, quasi patrimonial, Ă©laborĂ© au fil du temps, et d’un hĂ©ritage de valeurs morales et spirituelles âSHIN-PĂâ, qui encadrent et guident leur pratique, regroupant Ă travers des clubs ou associations (ou groupes de clubs ou de styles), des pratiquants d’Ă©coles d’arts martiaux (RyĆ«) ou disciplines reconnues et agrĂ©es dĂ©sireuses de coller au plus prĂšs Ă la tradition des arts martiaux asiatiques. Elle Ă©tablit, pour ces «Ryƫ» et disciplines, des rĂšglements pour que chaque pratiquant puisse s’exprimer librement au travers de sa pratique et prĂ©senter des Ă©valuations de compĂ©tence en fonction de sa propre sensibilitĂ©.
La notion dâĂ©valuations et de compĂ©tence: la pratique de lâexamen, trop communĂ©ment en vigueur dans les arts martiaux et sports de combats, dĂ©cernant des âGradesâ, par le biais dâun JURY (craint, souverain dans lâusage de ses âpouvoirsâ et de lâapplication de rĂšglements) privilĂ©gie la forme sur le fond. Chacun sây conformant vient « rĂ©citer » une leçon apprise par coeur, souvent mĂ©caniquement, tout en mettant en avant performance et habiletĂ© physiques, voire aptitude au show ou au politiquement correct. Il en ressort un jugement-sanction, positif ou nĂ©gatif, basĂ© sur un absolu sans appel, Ă caractĂšre pseudo-objectif.
A contrario, lâĂ©valuation de NIVEAU DE COMPETENCE est basĂ©e sur un rapport mutuel de confiance et de respect entre le disciple (Ă©lĂšve-apprenti) et les responsables techniques de lâIBKAF, les SENSEIS des disciplines ou des RyĆ«s (MaĂźtres, sachants, experts) et les SEMPAIS (anciens) des RyĆ«s. Ces derniers composent une commission dont lâexpĂ©rience, les savoirs et lâautoritĂ© sont reconnus par le postulant, qui ainsi prĂ©sente et soumet ses acquis et connaissances Ă ses pairs et accepte leur avis pour se positionner de façon relative, dans la hiĂ©rarchie des compĂ©tences (grades) en vigueur dans lâIBKAF, par rapport Ă ses condisciples. La dite commission a le devoir de conduire une âsĂ©ance-Ă©changeâ rĂ©vĂ©lant au mieux les compĂ©tences rĂ©elles de celui qui, dans sa discipline et son RyĆ«, dâaprĂšs un cadre-rĂ©fĂ©rentiel dĂ©nommĂ© rĂšglement (guide-canevas, adaptable selon divers critĂšres complĂ©mentaires: Ăąge, aptitudes naturelles, application, effort de progression, exemplaritĂ©, etc.) se soumet de son propre chef Ă cette Ă©valuation, et de le guider en prĂ©servant lâesprit dâentraide et dâharmonie correspondant Ă la notion de DO.
Conditions générales de présentation :
Chaque postulant devra fournir les piĂšces administratives suivantes:
– Un certificat mĂ©dical d’aptitude Ă la pratique du Karate-Do, ou de la discipline martiale concernĂ©e. Ceâš certificat doit ĂȘtre Ă©tabli conformĂ©ment aux lois en vigueur.
– Une attestation du temps de pratique conforme Ă celle prĂ©vue dans les rĂšglements (voir chapitre concernĂ©)
– Une attestation d’appartenance au RyĆ« (ou Ă©coles propres Ă chaque discipline) le parrainant
– Le Passeport et les licences IBKAF
– Pour les nouveaux adhĂ©rents, une certification prouvant le Dan ou le KyĆ« dont ils se prĂ©valent.
D’autre part, avant de pouvoir se prĂ©senter Ă une Ă©valuation, chaque candidat devra avoir participĂ© Ă un âšminimum de 2 stages prĂ©paratoires rĂ©gionaux, nationaux ou europĂ©ens.
Conditions dâĂąge :
– Pour se prĂ©senter Ă lâĂ©valuation du SEITO-SHODAN, les candidats devront ĂȘtre ĂągĂ©s de 16 ans au jour deâšlâexamen et ĂȘtre ceinture marron depuis au moins 1 an.
– Pour se prĂ©senter Ă lâĂ©valuation du SHODAN, les candidats devront ĂȘtre ĂągĂ©s de 18 ans au jour de l’examen et ĂȘtre ceinture marron depuis au moins 1 an ou ĂȘtre titulaires du SEITO SHODAN.
– Pour se prĂ©senter Ă lâĂ©valuation du NIDAN, les candidats devront avoir lâĂąge minimum de 20 ans auâšjour de lâexamen (ou Ă dĂ©faut dans l’annĂ©e en cours *)
– Pour se prĂ©senter Ă lâĂ©valuation du SANDAN, les candidats devront ĂȘtre ĂągĂ©s de 23 ans au jour de lâexamen (ou Ă dĂ©faut dans l’annĂ©e en cours *)
– Pour se prĂ©senter Ă lâĂ©valuation du YONDAN, les candidats devront avoir lâĂąge minimum de 27 ans auâšjour de lâexamen (ou Ă dĂ©faut dans l’annĂ©e en cours *)
– Pour se prĂ©senter Ă lâĂ©valuation du GODAN, les candidats devront avoir lâĂąge minimum de 35 ans au jour de lâexamen (ou Ă dĂ©faut dans l’annĂ©e en cours *)
– Pour se prĂ©senter Ă lâĂ©valuation du ROKKUDAN, les candidats devront ĂȘtre ĂągĂ©s de 42 ans au jour de lâexamen (ou Ă dĂ©faut dans l’annĂ©e en cours *)
– Pour prĂ©tendre au niveau de SHICHIDAN, les candidats devront avoir lâĂąge minimum de 50 ans au jour de la prĂ©sentation devant la CEHDIBK (ou Ă dĂ©faut dans l’annĂ©e en cours *)
– Pour prĂ©tendre au niveau de HACHIDAN, les candidats devront avoir lâĂąge minimum de 58 âšans au jour de la prĂ©sentation devant la CEHDIBK (ou Ă dĂ©faut dans l’annĂ©e en cours *)
– Pour prĂ©tendre au niveau de KUDAN, les candidats devront avoir lâĂąge minimum de 65 ans âšau jour de la prĂ©sentation devant la CEHDIBK (ou Ă dĂ©faut dans l’annĂ©e en cours *)
Nota : CEHDIBK signifie âCommission EuropĂ©enne des Hauts DAN IBKâ
, * âdans l’annĂ©e en coursâ: Ă l’apprĂ©ciation de la commission, avec moins de 6 mois pour l’Ă©chĂ©ance d’Ăąge.
Temps de pratique entre chaque évaluation de dan et grades équivalents
Ce temps de pratique, attestĂ© par le passeport IBKAF, ne peut ĂȘtre infĂ©rieur Ă :
– 3 ans pour prĂ©tendre au passage du SHODAN (ou 1 an de SEITO-SHODAN)
– 2 ans entre le passage du SHODAN et celui du NIDAN
– 3 ans entre le passage du NIDAN et celui du SANDAN
– 4 ans entre le passage du SANDAN et celui du YONDAN
– 5 ans entre le passage du YONDAN et celui du GODAN
– 7 ans entre le passage du GODAN et celui du ROKKUDAN
– 8 ans entre les autres graduations supĂ©rieures; toutefois, concernant SHICHIDAN, HACHIDAN âšet KUDAN, la CHDIBK, aprĂšs examen du dossier des postulants, pourra autoriser une rĂ©duction de ces durĂ©es pour prĂ©sentation de l’Ă©valuation comportant la partie technique, l’entretien qui le complĂ©tera, et le mĂ©moire obligatoire (Ă fournir 6 semaines avant).
Nota: pour les SEITO-SHODAN, il faut avoir obligatoirement 3 ans de licence et 1 an de premier Kyƫ.
Bonifications de temps et d’Ăąge
Sur recommandation du Conseil des experts, certaines bonifications pourront ĂȘtre accordĂ©es Ă titreâš exceptionnel Ă des pratiquants dont la moralitĂ© et les compĂ©tences sont reconnues et qui tĂ©moignent par leur rayonnement (recherches et actions pour le dĂ©veloppement des arts martiaux) des qualitĂ©s prĂŽnĂ©es par notre fĂ©dĂ©ration.âš Cette bonification ne pourra jamais ĂȘtre supĂ©rieure Ă la moitiĂ© du temps normal requis entre chaque Ă©valuation.
Hauts niveaux (ROKKUDAN et +)
Pour pouvoir accéder au niveau de ROKKUDAN (et /ou: KODANSHA, qualification-titre KYOSHI) le candidat doit :
– Justifier dâun minimum de 25 ans au niveau de ceinture noire
– Satisfaire aux Ă©preuves dĂ©diĂ©es
– PrĂ©senter un mĂ©moireâš, et ceci quelles que soient ses possibilitĂ©s de bonification et pour autant qu’elles n’aient Ă©tĂ© utilisĂ©es qu’une fois.
AprĂšs Ă©tude du dossier, la CHDIBK dĂ©cide de lâacceptation ou du refus de celui-ci.
ImportantÂ
A partir du niveau de ROKKUDAN (et qualification-titre de KYOSHI), le comportement, le rayonnement, le dĂ©vouement sous toutes ses formes Ă la cause des KORYU, du KaratĂ©-do, des Arts Martiaux Traditionnels et des disciplines d’origine ou dĂ©rivĂ©es, la recherche, les connaissances techniques, historiques et philosophiques, sont des conditions indispensables et essentielles que le collĂšge des experts des RyĆ«s (ou disciplines IBK), le Directoire Technique EuropĂ©en et la CHDIBK prendront en compte.
Programme des évaluations de DAN-IBK
1 – REGLES COMMUNES
Les évaluations de niveau sont constituées de 4 modules:
Module 1 : Histoire et philosophie du KARATE-DO (et de l’Ă©cole de rĂ©fĂ©rence prĂ©sentĂ©e lors de l’Ă©valuation) ou de la discipline pratiquĂ©e.
Selon le niveau auquel le candidat aspire, les connaissances relatives Ă ce module devront ĂȘtre de plus en plus complĂštes et dĂ©taillĂ©es et devront ĂȘtre Ă©tendues Ă d’autres Ă©coles que celle pratiquĂ©e.
Ainsi devront pouvoir ĂȘtre plus ou moins explicitĂ©es: les origines, les composantes OkinawaĂŻennes, les âĂ©volutionsâ (modifications) japonaises, ou celles liĂ©es Ă d’autres origines selon la discipline prĂ©sentĂ©e. Les raisons de ces Ă©volutions, les apports ou les rĂ©ductions apportĂ©es … Les maĂźtres significatifs et emblĂ©matiques …. Les courants, styles, et Ă©coles … Leurs composantes, leur philosophie et buts ….
Les rapports de l’Art Martial Ă l’environnement culturel, socio-Ă©conomique et politique existant aux diffĂ©rentes Ă©poques de sa diffusion, devront ĂȘtre Ă©galement connus (selon le niveau de lâĂ©valuation), Ă savoir:
1.1 – Les prĂ©ceptes du code du BUSHIDO… (et le pourquoi de ce code quasi apocryphe ?..)
On soulignera toutefois que le Karate d’origine (TODE), comme d’autres disciplines, ne sont pas des BUJUTSU, mais sont hĂ©ritĂ©es pour le Karate d’origine, entre autres du BUBISHI chinois, et que sa reconnaissance par la DAI NIPPON BUTOKU KAI est purement conjoncturelle et politique… DĂšs cet instant, on dĂ©cida de lui appliquer aussi ces prĂ©ceptes…Le SHURITE ayant fait siens certains principes du sabre JIGENRYU du clan SATSUMA, Ă l’Ă©poque oĂč l’Ă©tiquette du BUSHIDO n’existait pas (1602).
Quoiqu’il en soit, on considĂ©rera que les Arts martiaux pratiquĂ©s, reconnus par lâIBKAF et se rĂ©fĂ©rant au âDOâ, se doivent de respecter un tel code, une âĂ©tiquetteâ, ou des prĂ©ceptes et rĂšgles Ă©thiques, ou valeurs similaires.
1.2 – Les conceptions, objectifs et composantes diverses de l’Art Martial: chaque discipline doit pouvoir clairement Ă©noncer ces principes
A titre d’exemple: Pour le âKARATEâ, du WUSHU au KARATE-DO en passant par le TI, puis le TODE/TOTE et le RYUKYU GOSHIN KEMPO JUTSU et les 3 composantes fondamentales: dĂ©fense personnelle, SantĂ©, Socio-Culturelle (philosophie !) et Art de Vie…
– Les diffĂ©rents Ă©tats possibles de dĂ©veloppement philosophique et spirituel (Voir chapitre âMENKYOâ) d’un Pratiquant de BUDO, ou disciplines martiales reconnues par lâIBKAF, les aspirations qui y prĂ©sident et les attentes qui en rĂ©sultent …
– Il conviendra, sans tomber dans des Ă©lucubrations pseudo-philosophiques, de dĂ©gager entre autres les 3 degrĂ©s relatifs Ă la notion de respect et dââHARMONIEâ: harmonie avec soi mĂȘme, harmonie avec un partenaire, harmonie avec lâenvironnement universel…. La notion dâharmonie peut se dĂ©cliner sur les vecteurs SHIN, GI, TAI.
Module 2: KATA (ou enchaßnement type spécifique à une discipline)
Un pratiquant dâart martial ne peut ĂȘtre jugĂ© sur la quantitĂ©; la qualitĂ© de sa prĂ©sentation est essentielle et le â savoir beaucoupâ est souvent synonyme de âconnaĂźtre rienâ. Nous nous rĂ©fĂ©rerons donc Ă la notion de âITO KATA SAN NENâ que lâon retrouve mĂȘme dans les arts martiaux chinois en limitant leur nombre Ă 2 Katas (ou enchaĂźnements types spĂ©cifiques, si certaines disciplines n’en possĂšdent qu’un).
Cette prĂ©sentation et prestation doivent quoi qu’il en soit faire appel Ă Â :
2.1 : SHIN : la connaissance Ă©tymologique et historique du Kata (ou de l’enchaĂźnement type) connaissance de: origine, MaĂźtre fondateur, ou MaĂźtre de rĂ©fĂ©rence, Ă©volution du-dit Kata (ou de l’enchaĂźnement type).âš Pratiquer, dĂ©montrer un KATA (ou un enchaĂźnement type) peut aussi se dire âFAIRE KATAâ: c’est Ă dire s’appliquer au mieux Ă une exĂ©cution rĂ©aliste par la concentration, la visualisation et la transcription des principes et des situations y contenus, mais aussi avoir la capacitĂ© Ă vivre le moment prĂ©sent et de produire une crĂ©ation personnalisĂ©e Ă©phĂ©mĂšre, dans l’instant, sur un schĂ©ma donnĂ©.
2.2 : GI : l’Analyse du Kata (ou de l’enchaĂźnement type).
GI : Signification, sens, rĂŽle du kata (ou de l’enchaĂźnement type) et prĂ©sentation des principes techniques qui y sont contenus.
On veillera Ă expliciter les applications, non fantaisistes, des sĂ©quences et techniques du kata (ou de l’enchaĂźnement type) en exĂ©cutant le BUNKAI :
- DĂ©coupe correcte / isolation des principes et des sĂ©quences d’attaque- dĂ©fense (TORI- UKE) y contenus
- StratĂ©gie inspirĂ©e du kata (ou de l’enchaĂźnement type) et applications possibles en Kumite Nota: Les BUNKAI devront ĂȘtre des applications rĂ©alistes que le candidat ne devra pas âdĂ©couvrir ou inventerâ au moment de lâĂ©valuation, mais dont il devra avoir parfaitement la maĂźtrise.
- TAI : prĂ©sentation du Kata (ou de l’enchaĂźnement type) dans la forme propre de lâĂ©cole en respectant les principes techniques du RyĆ« (postures, enracinement, appuis, exactitude des enchaĂźnements, bonne forme des techniques etc.).
- Par ailleurs on privilĂ©giera la capacitĂ© Ă transcrire dans l’espace le sens des principes techniques contenus dans les successions et sĂ©ries de mouvements du KATA, (ou de l’enchaĂźnement type) plutĂŽt que l’ exĂ©cution esthĂ©tique des techniques elles mĂȘmes. Nota (SpĂ©cifiquement pour le Karate-Do): le Karate-Do, contrairement au KaratĂ© moderne axĂ© sur la compĂ©tition et l’exercice sportif, et bien que les notions d’engagement (CHAKUGAN), mais aussi d’Ă©quilibre, de stabilitĂ©, de coordination, de rythme, de puissance, de respiration, de prĂ©sentation et d’exactitude du diagramme du kata (EMBUSEN) et des techniques contenues, soient prises en compte dans l’exĂ©cution du Kata, ce sont les critĂšres ci avant numĂ©rotĂ©s qui primeront. A travers le kata (ou l’enchaĂźnement type) c’est plus la connaissance du contenu que l’habiletĂ© gymnique qui doit ĂȘtre Ă©valuĂ©e.
- IMPORTANT : Certaines Ă©coles et les RyĆ«s de Karate-Do, comportent des enchaĂźnements d’initiation, ou des katas de Ryus. Ils ne sont pas demandĂ©s dans les Ă©valuations âDan IBKâ mais doivent ĂȘtre connus et les commissions d’Ă©valuations peuvent si besoin demander qu’on s’y rĂ©fĂšre.
Module 3: KIHON
3.1: SHIN : Principes et techniques basiques et fondamentales du KARATE-DO (ou autres disciplines et RyĆ«s) en gĂ©nĂ©ral: âšKIME (dĂ©cision, dĂ©termination), KIJUTSU (maĂźtrise de lâĂ©nergie), unitĂ© corps esprit, etc.
3.2: GI : Principe de transfert de masse. Connaissance des principes et techniques de l’Ă©cole de rĂ©fĂ©rence, illustrĂ©e par les techniques dans les katas prĂ©sentĂ©s.
3.3 : TAI : Forme, enracinement, vitesse d’exĂ©cution, prĂ©cision, explosivitĂ©, Ă©quilibre, etc.
ATTENTION ! On attirera l’attention sur les lois fondamentales de l’exĂ©cution des techniques martiales prĂŽnĂ©es en KATA (ou enchaĂźnements types) en KIHON et en KUMITE, en particulier:
– Mettre la force dans le bas ventre et se dĂ©placer avec dĂ©termination et dĂ©cision
– Equilibre et Ă©galitĂ© entre droite et gauche
– Notion du centre de gravitĂ©, des appuis et du dĂ©placement coordonnĂ© du corps
– MĂ©thodes respiratoires
Nota : Selon la progression constatĂ©e et l’Ă©valuation souhaitĂ©e, les interrogations porteront sur :
– Les techniques et principes de base (diffĂ©rentes formes de TE WAZA techniques âšde mains,
– KERI WAZA techniques de pieds,
– DACHI -postures,
– UCHI, UKE etc.
– Des formes diffĂ©rentes d’une technique spĂ©cifique: diverses formes de SHUTO, de SEIKEN, de HAITO, d’URAKEN, de EMPI/HIJI-ATE (EMPI /HIJI-ATE NO KATA par ex) etc., de formes de pied
– Des techniques combinĂ©es, en connexion uni ou omnidirectionnelle, en opposition, en âšsymĂ©trie.
– Des notions de hauteur, de directions, de positionnement, dĂ©placements, dâesquives (TAI SABAKI)
– Des notions de force et d’Ă©nergie, les possibilitĂ©s et conditions de leur production et de âštoutes autres notions liĂ©es Ă la connaissance du corps, de l’esprit, Ă la science du comportement, qui pourront mettre en Ă©vidence l’Ă©tendue de son savoir.
– Les types de dĂ©fenses
– Les dĂ©placements et leurs directions TENSHIN HAPPO (8 directions)
– La rĂšgle des TROIS en gĂ©nĂ©ral (3 distances, 3 hauteurs, 3 principes de parade: bloquer, dĂ©vier, absorber, etc.) et toutes autres rĂšgles fondamentales de pratiques martiales âšpropres Ă chaque discipline.
– La Respiration correcte sans haleter
– La concentration sans crispation
Ces divers principes en KIHON (ou en prĂ©sentation des techniques de base) doivent toujours faire appel aux notions SHIN, GI et TAI, sur lesquelles se fondent lâIBKAF.
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Module 4 : KUMITE
Il consistera selon les niveaux espérés en une présentation comportant les composantes suivantes:
4.1 SHIN : âšLe contrĂŽle des techniques (propre au DO), le ZANCHIN (vigilance), le KIME (dĂ©cision, diriger le KI), le KIAI (AIKI: unifier rassembler le KI), la disponibilitĂ© (vacuitĂ©), la rapiditĂ© de rĂ©action, le comportement, l’aptitude Ă se âdĂ©fendreâ primeront sur la performance physique.
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4.2 GI :
Des formes traditionnelles de Kumite (mĂ©lange des techniques, confrontation, assaut divers codifiĂ©s ou non…) liĂ©es Ă la spĂ©cificitĂ© de chaque discipline, mais comparables entre elles, et rĂ©pondant aux objectifs de lâIBKAF devront systĂ©matiquement ĂȘtre prĂ©sentĂ©es, (sauf dispenses spĂ©ciales accordĂ©es par le directoire technique dues Ă la personnalitĂ© des candidats ou de certaines Ă©coles).
Nota: pour le détail se référer aux rÚglements spécifiques à chaque discipline.
- Pour toutes les disciplines, selon le niveau requis ou ambitionnĂ© ces formes de kumite ou autres formes similaires (confrontation, exercices en binĂŽme, etc.) peuvent ĂȘtre prĂ©sentĂ©es de façon diffĂ©rente pour partie ou en totalitĂ© et doivent intĂ©grer progressivement ces diverses situations d’attaque, parade, riposte, contre, techniques simultanĂ©es, anticipation etc.
Nota: Les kumite traditionnels ou formes similaires (relatives Ă chaque discipline reconnues par lâIBKAF) sont des exercices dâassaut destinĂ©s Ă faire progresser ensemble les deux partenaires. Ils ne constituent pas un combat mais un Ă©change destinĂ© Ă la progression mutuelle.âšAinsi Ă titre d’exemple, pour le Karate-Do, ce qui devra ĂȘtre dĂ©montrĂ© ne devra pas se limiter aux seuls atemis (coups frappes) mais pourra en appeler Ă des techniques de saisies, luxations, immobilisations, projections, Ă©tranglements etc. pour autant qu’il reste en adĂ©quation avec l’esprit et les formes du Karate-Do et les RyĆ«s d’origines ou dĂ©rivĂ©es. Il devra en ĂȘtre de mĂȘme pour les autres disciplines afin de couvrir tout leur champ d’application.
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4.3 TAĂÂ
PrĂ©sentation d’exercice fait d’explications et de dĂ©monstrations thĂ©oriques (avec partenaire) tendant, selon le niveau d’Ă©valuation requis, Ă mettre en Ă©vidence la connaissance des principes de TORI et UKE, de IPPON âcoup unique ou coup dĂ©cisifâ pour TORI comme pour UKE avec les critĂšres d’efficacitĂ© dĂ©finis dans chaque discipline, mais aussi et surtout, de distance de combat (MA) de timing et d’anticipation, d’adaptation Ă un partenaire (harmonie), de coordination, de fluiditĂ© et de souplesse (physique et mentale), de stratĂ©gie, de types de dĂ©fenses et connaissance des effets qui en rĂ©sultent, d’efficacitĂ© (connaissance des points âvitauxâ sans interdiction de techniques, ni de hauteur).
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RĂ©sultat de lâĂ©valuation
Pour que lâĂ©valuation soit validĂ©e, il faudra satisfaire sans dĂ©rogation aux exigences des 4 modules.
Le rĂ©sultat de l’Ă©valuation sera global, et non dissociĂ© en unitĂ© de valeurs par module. En cas d’Ă©valuation positive, aucun dĂ©tail d’Ă©valuation, et Ă fortiori aucune notation, ne seront fournis au candidat.âš
Par contre, pour les dĂ©cisions nĂ©gatives, un avis personnalisĂ©, assorti d’un conseil en matiĂšre de pratique des disciplines concernĂ©es, sera fourni au cas par cas, au postulant et Ă son enseignant, par le responsable (voire par les membres) de la commission d’Ă©valuation ou de l’expert rĂ©fĂ©rent, Ă l’issue de la session.
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Important rappel du prĂ©ambuleÂ
Les sĂ©ances d’Ă©valuations de compĂ©tence ne sont pas des examens, et la commission d’Ă©valuation n’est pas un jury, mais un collectif de rĂ©fĂ©rence, composĂ© de SENSEIS, SEMPAIS, et «Sachants», responsables au sein des arts martiaux IBKAF, selon la hiĂ©rarchie âMENKYĆâ et autres garants des savoirs dispensĂ©s et reconnus dans ladite association .
Leur dĂ©cision n’est pas un jugement, et encore moins une sanction, mais un avis, collectif et subjectif, qui permet de situer le niveau du pratiquant, relativement Ă celui de ses pairs.
De ce fait, la commission d’Ă©valuation tendra Ă faire rĂ©gner durant les sĂ©ances d’Ă©valuation un climat de confiance, et de dialogue, permettant Ă chacun de prĂ©senter au mieux ses connaissances rĂ©elles. A la rĂ©ponse automatisĂ©e, presque livresque, prĂ©parĂ©e, par des programmes d’examen trop dĂ©taillĂ©s, rassurant mais rĂ©ducteurs, on privilĂ©giera la mise en situation spontanĂ©e conjoncturelle et personnalisĂ©e.âš Les contenus d’Ă©valuation (dĂ©finis discipline par discipline) sont, avant tout, indicatifs et dĂ©crivent plus un champ de compĂ©tence auquel on fera appel durant l’Ă©valuation, qu’un questionnaire systĂ©matique.
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Précisions
- Le rĂšglement et le contenu de l’examen sont identiques pour les hommes et les femmes.
- La commission d’Ă©valuation tiendra compte, dans la prestation technique, de l’Ăąge du candidat et de ses capacitĂ©s spĂ©cifiques (diffĂ©rences, handicap…par ex..)
- Une Ă©valuation positive permettant un changement de degrĂ© et de titre, ne reprĂ©sente pas la reconnaissance d’un savoir absolu, mais reconnaĂźt un niveau de compĂ©tence et de prise de conscienceâšpermettant Ă l’avenir d’accĂ©der diffĂ©remment au savoir, ou Ă d’autres aspects des connaissances relatives aux disciplines IBKAF concernĂ©e et aux Arts martiaux en gĂ©nĂ©ral .
Chaque style ou Ă©cole, en fonction de ses spĂ©cificitĂ©s, possĂšde un rĂ©fĂ©rentiel d’Ă©valuation dont le contenu est, autant que faire se peut, Ă©quivalent en quantitĂ© et en difficultĂ© aux rĂ©fĂ©rentiels des autres RyĆ«s; le SOKE (chef de file dĂ©signĂ© et reconnu de l’Ă©cole concernĂ©e ) et les experts rĂ©fĂ©rents prĂ©servent les orientations, buts et objectifs spĂ©cifiques et garants de l’essence de chaque discipline, style, Ă©cole, courant de karatĂ© ou art martial assimilĂ©.
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Attention !
Faire Ă©voluer une pratique ne signifie pas dĂ©naturer une Ă©cole ou nier une (ou des) tradition(s) que lâIBKAF veut honorer et sur laquelle elle fonde ses valeurs .
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REGLEMENT GENERALâš DES EVALUATIONS DE COMPETENCE
Document Ă©tabli par le Directoire Technique (DT-IBK) © 2021 – Tous droits rĂ©servĂ©
Important: Ne peuvent se prĂ©senter aux Ă©valuations de compĂ©tence que les licenciĂ©s IBKAF, membres de Clubs-Dojos IBKAF Officiels et, exceptionnellement, certains licenciĂ©s IBKAF adhĂ©rents de Clubs-Dojos IBKAF Inscrits, sous rĂ©serve d’accord des instances dirigeantes IBK.Â
